Jeudi 17 avril 2008

 

Dans un match pauvre en occasion, Paris élimine Carquefou, équipe de CFA2, lors du dernier quart de finale de coupe de France (0-1). L’équipe de la capitale s’en est remis une nouvelle fois à son attaquant Pauleta. Le portugais marque son 28ème but en coupe de France et libère son équipe, insipide jusque là. L’aventure s’arrête pour Carquefou qui a ravi les 36 000 spectateurs de La Beaujoire.

 

Pour ce dernier quart de finale de coupe de France, le petit poucet Carquefou accueille le club de la capitale, en difficulté en Ligue 1. Tombeur respectif de Nancy et de Marseille, Carquefou rêve de devenir le premier club de CFA2 à atteindre le stade des demi-finales. La coupe de France est une bouteille d’oxygène pour les amateurs, en difficulté dans leur poule de CFA2. Les parisiens espèrent quand à eux remporter une autre coupe de France. Mal en point en championnat mais spécialistes des coupes nationales, les hommes de Paul Le Guen se sont finalement qualifiés par le plus petit des scores. Ils peuvent rêver d’un doublé coupe de France-coupe de la Ligue.


Le match débute dans une ambiance exceptionnelle, digne des plus grandes affiches de Ligue 1. Le PSG joue la carte des jeunes en n’alignant que peu de cadres. Commettant de nombreux déchets techniques, les remplaçants parisiens eurent du mal dans une première mi-temps de niveau très moyen. La première frappe du match intervint à la 17ème minute par l’intermédiaire de Makiese. L’équipe de Carquefou fit jeu égal avec les parisiens pendant les vingt premières minutes. Mais petit à petit, les protégés de Denis Renaud reculent et subissent un peu plus le jeu. Le PSG accélère timidement, provoque quelques centres dangereux qui ne posent toutefois aucun problème à Joinel, le portier de Carquefou. Costauds dans les duels, le petit poucet rompt mais ne plie pas. Ils mettent même le doute aux parisiens qui se révèlent incapable de pousser leurs actions. Les brésiliens Everton et Souza sont quasi-inexistants. La timide jeunesse parisienne contraste avec les amateurs rageurs de Carquefou que sont les Zeibidi et Le Paih, très en vues ce soir. La mi-temps se finit sur ce score vierge.


De retour des vestiaires, les joueurs de Carquefou continuent sur leur lancée. Sur un long ballon en profondeur, Makiese ne peut ajuster son tir bien repris par la défense parisienne (46e). Deux minutes plus tard survint le premier tir cadré parisien. Une frappe extrêmement molle de Sankharé qui reflète la pauvreté du jeu parisien de ce soir. Défensivement, les joueurs de Carquefou livrent un match de haute volée. Présents dans les duels, les amateurs sont complémentaires dans leurs déplacements défensifs. La seconde mi-temps se résume à un âpre duel au milieu de terrain. Sur un coup-franc de Souza, Boli est surpris de se retrouver en bonne position et tire au dessus des buts de Joinel (75e). L’équipe de CFA2 perd un peu en intensité et physiquement, les joueurs sont en difficulté. Et c’est à ce moment que le PSG ouvre la marque. Sur un centre d’Armand, le ballon dévié par Moreau atterrit sur la tête de Pauleta qui libère son équipe et fusille Joinel. L’aigle des acores, entré en jeu en seconde mi-temps, libère une nouvelle fois son équipe. Dans les derniers instants de la partie, les joueurs de Carquefou jettent toutes leurs forces. Sur un corner frappé côté droit, Alonzo sauve son équipe sur une tête de Mauget (87e e) et se voit tout heureux que Ndoye rate sa frappe en suivant. Les montées de dernière minute du portier de Carquefou n’y changera rien, Paris se qualifie sur le plus petit des scores.


Paris élimine sans briller l’équipe amateur de Carquefou. Pauvre dans le jeu, les jeunes n’ont pas profité de la confiance de Paul le Guen pour montrer leurs qualités. Mais l’essentiel est acquis : Paris disputera une nouvelle demi-finale, renfonçant son statut d’équipe de coupe. Les joueurs de Carquefou quitte la compétition par la grande porte. Après un joli parcours, ils vont pouvoir se concentrer sur leur priorité qui reste le maintien en CFA2.


Romain Poujaud


Carquefou – PSG : 0-1

But : Pauleta (77e) pour le PSG

par Poujal publié dans : Sport
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Mercredi 16 avril 2008

Je suis un service interactif qui intègre différents médias : son, vidéo, photographie, infographie. Je suis disponible en ligne sur Internet et je propose une ergonomie attractive. Je synchronise l'audio, la vidéo, l'infographie, les photographies et le texte. Je possède une interface riche, notamment grâce à l'utilisation d'animation Flash. Je suis utilisé pour construire des Web-reportages. Je suis...? Le Rich Media.

 

Les origines du Rich Media se trouvent dans les premières bannières de publicité Internet. Depuis une dizaine d’années, les annonceurs utilisent les bandeaux et les fenêtres pop-up afin de présenter leurs produits. Au début, il s'agissait simplement d'images statiques ou de Gif animés. Puis l'animation Flash et la vidéo sont apparues. Paul Olliver, le directeur du service Rich Media de la société DoubleClick, déclare dans un rapport sur le multimédia (Panorama du Rich Media en Europe en 2006) « la convergence des médias et l'augmentation de l'accès au haut
débit ont accéléré l'utilisation de la vidéo en ligne ».


Une valeur ajoutée pour les sites d'informations

 

Quoi de plus attractif et pédagogique que d'allier les différents médias. Les grands sites de presses internationales ne s'y sont pas trompés. Le site du Washington Post propose des reportages, des interviews sonores et même de l'infographie pour expliquer à ses lecteurs certains aspects de l'actualité. En France, le site du Monde offre à ses abonnés des cartes interactives et des reportages vidéo expliquant les conflits et la géopolitique.

 

Reuters a pour sa part, rassemblé témoignages et expériences de ses correspondants en Irak pour créer le site : Reuters, bearing witness : five years of the Iraq war. Des vidéos, des photographies, des cartes informatives, des statistiques retracent les 5 ans du conflit irakien. Il en ressort un site complet. Ce type de dossier s'avère très coûteux à réaliser. Dans un contexte financier difficile pour les médias, certains ne peuvent pas assumer un tel coût financier et deviennent réticent face à ce service Multimédia. Ce sont souvent d'anciens journalistes qui montent leurs propres sites personnels en alliant les technologies multimédias. Pour preuve, le site ligne4.fr réalisé par deux ex-journalistes de Libération.


Les Web-reportages et Web-documentaires

 

Les sites internet de reportage, Geo et La cité des mortes, montrent les réelles possibilités offertes par les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Grâce à des cartes, des entretiens vidéo, des photographies appuyées par des textes, ces sites présentent aux internautes des documentaires complets. Ces Web-reportages sont les applications les plus abouties du multimédia.

 

Le Rich Media permet de faire converger sur un même site différent types de documents. L'utilisation de ce procédé tend à se généraliser. L'interactivité, l'interface et l'ergonomie proposées par ce genre de site web font qu'ils sont particulièrement agréables à consulter. La simple lecture d'articles est abandonnée au profit de l'interactivité et du multi-support. Le multimédia est une exclusivité d'Internet, qui fait de ce média le plus diversifié et le plus attractif de tous.


 

Co-écrit avec Antoine Gautreau

par Poujal publié dans : Medias
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Mardi 15 avril 2008
Après une semaine de rebondissements dignes d’un blockbuster américain, les pirates somaliens ont enfin relâché les trente otages du voilier Le Ponant. Pour une modique somme avoisinant les 2,5 millions de dollars, les 22 ressortissants français ont retrouvé leurs familles le lundi 14 avril. Le capitaine du Ponant, Patrick Marchesseau, reviendra bien à Saint-Médard-d’Aunis, situé à 15 kilomètres de La Rochelle.

 

L’histoire commence le vendredi 4 avril à 13h08. Un banal bateau asiatique stoppe alors la route du Ponant, voilier de luxe, au large des côtes somaliennes. Sentant le danger venir, le capitaine Marchesseau décide alors de contourner le canot. Surgissent alors deux embarcations rapides tirant des coups de feu. « L’équipage du Ponant a alors mis en service des lances à incendie pour essayer de repousser l’assaut » note Patrick Marchesseau. Mais les pirates réussissent finalement à embarquer.

 

Dimanche 6 avril, deux jours après l’arrivée des pirates somaliens à bord du voilier de croisière Le Ponant, le capitaine charentais du bateau, Patrick Marchesseau, alerte pour le première fois les autorités françaises présents en mer rouge. « Les trente membres de l’équipage vont bien, ils sont bien traités » déclare l’homme de Saint-Médart-d’Aunis au commandant Hervé Couble du bateau militaire français le Commandant Bouan.


Marin chevronné

 

Et il en sera ainsi pendant toute la semaine de prise d’otage. Patrick Marchesseau sera l’intermédiaire principal des autorités françaises. Issu de la marine marchande, le capitaine français épate les militaires français. « Il nous expliquait en anglais ce que voulaient les pirates (..) il glissait rapidement en français : “ils sont nerveux“ ou au contraire, “ils sont tranquilles aujourd’hui“ », explique le commandant Couble. Marin chevronné, il connaît et a navigué sur toutes les mers du monde. Son expérience fut utile pendant toute la prise d’otage.

 

Patrick Marchesseau fait preuve d’une grande prudence. Les pirates somaliens, appâtés par leurs gains, deviennent de plus en plus impatients. Des experts du GIGN sont dépêchés pour aider une longue négociation qui se fera exclusivement en anglais. Pendant deux jours, calme et lucide, le capitaine joue de son expérience. « C’est un homme très calme et capable de gérer avec autorité et sang froid une telle situation » décrit l’entourage du charentais. Mercredi 9 et jeudi 10 avril sont consacrés au dialogue. Les discussions s’accélèrent et l’échange peut avoir lieu.


Le dernier à quitter le bateau

 

L’opération « Thalatine » (trente, en somali, comme le nombre d’otages) est déclenché le vendredi 11 avril. L’échange, 2,5 millions de dollars contre les 30 otages, se passe sans accroc apparent. Trois pirates et trois membres du GIGN se chargent du bon déroulement de l’action. Patrick Marchesseau est le dernier à quitter le bateau. « Pour aller plus vite, nous lui avons demandé de sauter à l’eau », précise l’amiral Marin Giller.

 

A son arrivée à Paris, le lundi 14 avril, le capitaine confie avoir craqué après cette libération. Natif de l’île d’Aix, le maire de la ville attend avec impatience de pouvoir retrouver son ami. « Je l’ai toujours connu, nous avons fait les 400 coups ensemble, c’est un frère pour moi ». Son courage n’étonne personne sur l’île. « L’école de la mer c’est une école de responsabilité. Et la mer, pour Patrick Marchesseau, c’est toute sa vie. »


 

par Poujal publié dans : Actualités
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Présentation

  • : 08/04/2008
  • vuedenhaut
  • : Ce blog traite principalement de l'actualité sportive et médiatique. Il contiendra des articles écrits lors de ma scolarité ainsi que des billets plus personnels.
  • : Le blog de Poujal

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