Les journaux papiers en difficulté peuvent-ils être sauvés?

Publié le par Poujal

16 milliards de déficit. C'est le manque à gagner que possédait le Rocky Mountain News, journal du Colorado aux Etats-Unis. Plus ancien titre de l'Etat du Colorado, le journal s'est résigné à fermer ses portes fin février. "C'est avec une grande tristesse que nous vous disons au revoir aujourd'hui", conclut l'édito du dernier numéro du 27 février 2009. Son propriétaire, E. W. Scripps s'est justifié par une impossibilité à trouver un repreneur. En France, des journaux comme L'humanité, La Tribune sont au bord de la faillite. Pourront-ils séduire de nouveaux investisseurs ?



La question peut se poser. Certains quotidiens, comme France Soir, ont réussi à trouver les bonnes personnes. En conséquence des étrangers. Le quotidien du soir s'est fait racheter par un entrepreneur russe pour éponger sa dette abyssale. Cela n'empêchera pas au nouveau patron de subir la conséquence internet, une crise économique majeure et des licenciements qui s'avèrent malheureusement inévitables.

Les hebdomadaires aussi touchés

Mais est ce que nos investisseurs et autres hommes d'affaires voudront racheter des titres en perdition ? On sait que le Figaro subit de grosses pertes de lectorats Les hebdomadaires n'ont pas réussi à pérenniser leurs bonnes ventes de 2007 dues en grande partie à l'élection présidentielle française de cette même année. Le nouvel Observateur prépare officieusement un plan de redressement qui touchera même "les responsables d'en haut".



Une solution possible consiste à l'acquisition d'un titre par des petits actionnaires. Les lecteurs, petits groupes industriels et intervenants dans la fabrication du papier. Mais ce modèle économique connait des limites qui freinent le développement d'un titre. L'Humanité a commencé par ce modèle pour finir par être investit majoritairement par des uniques personnes. Entre l'empire Murdoch ou Bolloré, le rachat d'un journal français par un Russe et la fermeture de rédactions historiques, quelle pourrait-être la bonne solution ? Saleté de crise !


Publié dans Medias

Commenter cet article

sportif_imbecile 04/03/2009 08:47

Saleté de crise, tu l'as dit. Comme je ne suis pas très matérialiste, je ne me formalise pas trop de la crise au quotidien. Par contre, ça va vite ma saouler si un jour je ne peux plus avoir mon sud ouest en allant chercher le pain. Faut pas toucher à ce qui est sacré!