Bachelot ajoute de l'eau dans son vin

Publié le par Poujal

Un verre ça va, deux verres bonjours les dégâts. C'est ce qu'a du penser Roselyne Bachelot en rédigeant son projet de loi relatif à l'hôpital. La ministre de la santé et des sports a notamment voulu limiter l'alcoolisation chez les jeunes. L’article 24 du texte de loi "Hôpital, patients, territoire, santé" prévoit l'interdiction totale de la vente d'alcool pour mineurs en plus d'un amendement voté par les députés qui déclare l'arrêt total des open-bar. Ce sont les supermarchés et les épiceries qui vont être contents.

Le temps des grandes beuveries étudiantes bon marché est bel et bien terminé. 20 euros pour consommer bière, whisky et autre alcool en illimité, c'était trop beau et surtout trop dangereux pour certaines personnes. Face à la recrudescence de la consommation d'alcool chez les jeunes, "une augmentation de 50% entre 2004 et 2007 des hospitalisations pour ivresse chez les 15-24 ans" selon le ministère, Roselyne Bachelot a préféré sévir. Plus d'alcool gratuit lors de soirées. Envolé l'ivresse rapide (ou "binge drinking") et place au coca à 8 euros.

Un mal pour un bien ?

"C'est juste dommage pour "l'open bar", mais des bars il y en aura toujours" lance un internaute sur un forum dédié au sujet. Pour éviter que les jeunes ne se ruent vers les supermarchés, épiceries et autres happy-hour (un verre acheté = un verre offert), la ministre a aussi préconisé l'interdiction de la vente d'alcool pour mineur. Mais les responsables et caissiers vont-ils vraiment demander leurs cartes d'identités aux pauvres jeunes sans revenus? On a vu ce qu'il s'est passé pour les cigarettes ; l'interdiction et l'augmentation des prix ont favorisé la contrebande. Ce sont nos voisins européens qui aujourd'hui se frottent les mains.

Alors bien sur qu'il y a des abus. Les comas éthyliques sont en sensible augmentation ces derniers temps. Des jeunes adolescentes consommant une bouteille de vodka en 30 minutes. Un groupe de lycéens s'enfilant un pack de bière en aussi peu de temps. La limite n'est souvent pas connue pour un adolescent face à l'alcool. Mais l'interdiction totale ne génère-il pas une volonté de rébellion. Un simple exemple. La France est un des pays européen le plus répressifs en matière de de cannabis. Il est aussi un des Etats qui en consomme le plus.

Alors pour ou contre la loi Bachelot ?

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kristel 10/03/2009 08:48

il est toujours difficile de légiférer sur ce type de sujets... mais comme tu le dis, des interdictions strictes encourage toujours les marchés parallèles!! pour l'alcool, il faut éviter la prohibition qui engendrerait une consommation excessive et non contrôlable.. pour le cannabis, une petite tolérance serait la bienvenue (on peut constater que les pays qui tolèrent n'ont pas forcément une consommation supérieure!).Tout ça est un vieux débat, les abus de la jeunesse ont toujours existé..Comment leur reprocher l'ivresse dans un monde qui est pour eux sans avenir?