Quelques alternatives au diplôme reconnu de journaliste

Publié le par Poujal

Aujourd’hui, devenir journaliste en France ne veut pas forcément dire être diplômé d’une école de journalisme reconnue par l’Etat. Certes, le parcours est plus compliqué, les stages plus difficiles à trouver. Mais de plus en plus de formations parallèles naissent et essaient de soutenir la comparaison face aux écoles reconnues.




L’ESJ de Lille, le CFPJ de Paris, le DUT de Lannion. Ces formations font parties de ces douze fameuses écoles de journalisme reconnues par l’Etat. Obligatoire pour de nombreux étudiants, elles sont néanmoins difficiles d’accès. 30 places dans chaque école pour 700 candidatures en moyenne. Faites le calcul vous-même, les recalés sont nombreux. Sacrifiant parfois une année de césure pour préparer ces concours, les étudiants sont très souvent déçus à l’issu des ces examens d’entrée. Pourtant, certaines formations non reconnues par l’Etat sont aussi compétentes et dispensent des cours de qualité. Le master Journalisme de Science Po est un des exemples d’écoles alternatives. D’autres universités se placent sur certains secteurs particuliers pour attirer les étudiants.


Une licence pro journalisme internet à Metz


C’est le cas de l’université de Paul Verlaine à Metz qui lance, à la rentrée 2009, une licence professionnelle «Journalisme et médias numériques». L’objectif annoncé de cette nouvelle formation est de développer chez les futurs journalistes une véritable culture Internet. Sélectionnés sur dossier et ouvert à Bac + 2, les futurs étudiants apprendront à fournir du contenu rich media. Observant l’évolution du métier avec attention, le professeur Arnaud Mercier, directeur de cette licence pro, a pris le pari de l’Internet. Une idée intéressante dans un contexte où le citoyen français fait de moins en moins confiance au journaliste traditionnel.


Autre domaine à la mode : le sport. L’ESJ Paris lance pour la rentrée prochaine un Master I/II journalisme sportif. Ouvert aux bac + 4, aux sportifs professionnels et diplômés de l’INSEP, ce Master formera de futurs journalistes sportifs ou consultants sportifs pour médias. Sous la tutelle de Roger Zabel, cette formation privée est une autre voie pour les passionnés de sport.


Exception à la française


Cette liste n’est pas exhaustive. Le Master 2 de Journalisme Culturel de Paris 3 la Sorbonne est un autre exemple de cette spécialisation. Une spécification obligatoire pour ces formations. Car les subventions et les meilleurs professionnels sont envoyés dans les écoles reconnues. Chose unique dans les grands pays européens. Pour comparaison, plus de quinze universités espagnoles forment les futurs journalistes ibériques. En Angleterre, bien que la formation coute assez cher, les étudiants peuvent choisir leurs écoles de journalisme sans trop de difficultés.


La centralisation de la reconnaissance du diplôme de journaliste est une exception à la française. Alors oui les journalistes reçoivent une excellente formation, ils rejoignent les médias les plus prestigieux. Mais de nombreux diplômés formés dans ces écoles se retrouvent sans emploi. La précarisation existe aussi pour ces jeunes issus des formations prestigieuses.


Photo : flickr Pasc_lem

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