Sport

Jeudi 5 novembre 2009

A partir du 8 novembre prochain, Paris accueille l’ultime Masters 1000 de la saison. Bercy va être l’antre de jolis duels en vue des Masters de Londres. Tsonga, vainqueur l’an dernier, doit conserver son titre pour espérer partir vers la capitale londonienne. Légèrement blessé au poignet cette semaine, il fait parti des nombreux français susceptibles de soulever le trophée.

 

 


Un titre sinon rien. Tel est la devise de Jo-Wilifried Tsonga pour le tournoi de Paris-Bercy. Lauréat en 2008, le Manceau doit remporter de nouveau le tournoi pour pouvoir accrocher une place au Masters de Londres. Ses principaux adversaires dans la course aux Masters se nomment Fernando Verdasco, Robin Soderling et Fernando Gonzales. Un titre à Bercy ne lui garantit pas sa place pour Londres. Tsonga compte aussi sur des mauvaises performances de ces rivaux. Mais son abandon cette semaine à Valence inquiète les observateurs.


Epuisé, Jo-Wilifried Tsonga connait une fin de saison éreintante. Soucieux de gagner le plus de points possible en vue du Masters, il multiplie les participations aux tournois ATP. Mais après sa victoire du mois dernier à Tokyo, la machine s’arrête brusquement. Les défaites prématurés s’enchainent. Sa santé commence à s’user. Au final, Tsonga se blesse au poignet à Valence. Une blessure qui n’empêche pas le Manceau de participer au tournois de Paris. Car le 11ème joueur mondial à l’ATP apprécie toujours Paris-Bercy. Il l’a déclaré à nos confrères de la ville du Mans : « Bercy, je l'attends depuis l'année dernière ! J'adore ce tournoi, tout simplement ».


La der de Santoro…à priori


D’autres joueurs français souhaitent briller dans ce tournoi. Mickael Llodra, récent finaliste à Lyon et bénéficiaire d’une Wild Card, est dans une forme ascendante. Arnaud Clément désire montrer que sa victoire face à Tsonga à Lyon n’est pas qu’un accident de parcours. Gilles Simon ou Gaël Monfis veulent eux, conclure leur saison en beauté. Quoi de plus beau pour un mousquetaire français de remporter un tournoi dans la capitale parisienne. Au final, 9 français évoluent dans le tableau, avant même les qualifications qui débutent demain.


Le Masters 1000 de Paris-Bercy constitue également le dernier tournoi de Fabrice Santoro. Le doyen du circuit ATP est censé mettre un terme à sa carrière après cette semaine parisienne. Vingt ans de tennis pour un joueur atypique, spécialiste du double. Mais Fabrice Santoro, lauréat de 6 titres individuels sur le circuit, n’exclue pas de participer à l’Open d’Australie 2010. Ce tournoi lui permettrait de battre le record de participation à un grand chelem. « Ce record de jouer des tournois du Grand Chelem sur quatre décennies est tellement peu banal qu'il me donne envie de faire encore 45 heures d'avion aller-retour ».


18.000 spectateurs attendus pour la finale


Devenu l’un des tournois les plus réputés sur le circuit ATP, la compétition de Paris-Bercy accueille également un tournoi de double hommes. Vaste complexe de 55.000 m2, le Palais Omnisports de Paris-Bercy attend jusqu’à 18.000 spectateurs pour la finale du 15 novembre. Retrouvez dès dimanche en direct sur notre site Sport24, tous les matches du tournoi.

Par Poujal
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Mardi 22 septembre 2009

Fraude, dopage, malhonnêteté. Le sport est une pratique où la tricherie est monnaie courante, autant dans le milieu professionnel que dans le monde amateur. Gagner à tout prix, se sublimer pour évoluer en leader d’une catégorie : la triche fait partie intégrante de toute activité sportive. Tennis, cyclisme, rugby, automobile : aucun sport n’est épargné par la suspicion et les escroqueries. L’affaire Renault en est le parfait reflet.

 


Qu’est ce qui pousse le sportif à tricher ? Dans une interview accordée au site lemonde.fr, Nigel Warburton, philosophe britannique et collaborateur régulier d'émissions sportives sur la BBC, s’appuie sur le fait qu’ « on essaie de pousser au maximum pour savoir jusqu'où on peut aller ». Le théoricien anglais s’explique : « Pour ce qui est de la motivation, je pense que cela dépend de l'occasion ou même du sport. Cela peut être l'argent, la gloire, l'envie de vaincre, le manque de recul ou tout simplement l'absence de morale chez l'athlète ».


Tête à queue et sang douteux


Mais l’athlète n’est pas le seul individu à souhaiter tricher. Question complot, Flavio Briatore en connait un rayon. L’italien, instigateur de l’accident volontaire provoqué par Nelson Piquet Jr, vient d’être suspendu à vie de toute responsabilité dans le monde automobile. Briatore nie toujours son implication dans l’un des plus grands scandales que l’histoire de la Formule 1 ait connue. Par conséquent la FIA « refusera d'accorder une licence à tout pilote managé par Briatore ou sous contrat de quelque manière que ce soit avec lui».

 

 

 


Autre sport, autre scandale. L’affaire "Bloodgate", une histoire récente impliquant l'équipe anglaise de rugby des Harlequins. Le coach de l’équipe londonienne a simulé une blessure de l’un de ses joueurs à l'aide d'une capsule de faux sang. L’ailier a donc été obligé de sortir sur saignement, comme le règlement le prévoit. L’entraineur a pu faire rentrer un buteur pour taper une pénalité importante en fin de match. La pénalité a été ratée et les caméras, braquées sur le banc, ont tout révélé. Pour Nigel Warburton : « Ce fut un énorme scandale. Parce que même si les Harlequins n'ont pas gagné le match, c'était un geste si forcé et prémédité, qui impliquait un tel niveau d'organisation au sein de l'équipe, que c'était plus grave que la simple triche consistant à tromper un arbitre ».


Le tricheur souvent plus intéressant que le vainqueur


Le dopage dans le cyclisme, les paris sportifs dans le tennis : les exemples de fraude sont de plus en plus nombreux. La sublimation, la gloire, la notoriété sont tant d’éléments qui peuvent pousser un athlète à tricher. Rappelons que l'immoralité est souvent plus intéressante que la moralité, le "méchant" est plus captivant que le "héros". La presse s’est passionnée pour Lance Amstrong et ses sept tours de France remportés haut la main. L’édition 2009 de la grande boucle a vu le retour du Texan le plus célèbre derrière Georges W.Bush, autre type de menteur. Ce tour n’a jamais autant mobilisé médias, spectateurs et spécialistes. Par comparaison, qui se souvient de Carlos Sastre, vainqueur de l’édition 2008 ?


Renault n’a écopé que deux ans de sursis, les Harlequins font toujours parti de l’élite du rugby anglais, Amstrong participera au prochain tour de France. Nikolay Davydenko, suspecté d’avoir laissé filer un match contre un inconnu en contre partie d’une grosse somme d’argent versée par des paris en ligne, joue toujours au tennis. La tricherie appartient bien au sport comme le mensonge convient à la politique. Mais le sport restera toujours la pratique favorite du public, toujours fidèle aux choses attraits aux émotions populaires.


Par Poujal
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Mardi 15 septembre 2009

Le football anglais est à son tour rattrapé par les réalités économiques. Pays libéral, l’Angleterre l’est aussi dans la gestion de son football. Mais le Comité exécutif de l'UEFA, avec Michel Platini comme président, a décidé de poser des conditions d’équités en termes de football européen. Principale conséquence : le principe de "fair-play financier", sorte de DNCG européenne, a été adopté mardi 15 septembre. Cette décision arrive après l’interdiction de recrutement envoyée au Chelsea F.C, l’imposition de règles comptables plus strictes envers les clubs anglais et la limitation de 25 joueurs pros pour ces mêmes équipes d’Outre-manche.

 


Veut-on tuer le football anglais ? Les fans de football peuvent légitimement se poser la question après les multiples décisions annoncées dans la presse depuis une semaine. Les clubs anglais dominent l’Europe du foot depuis maintenant quelques années. Les demi-finales de Ligue des Champions sont trustées par le Big Four (Manchester, Arsenal, Chelsea, Liverpool). Richissimes, rachetées par des milliardaires, ces équipes disposent de moyens pharaoniques pour recruter mais aussi pour payer ses joueurs. Au mois de mars 2009, 4 joueurs de Chelsea tournaient autour de 650.000€/mois. Les clubs du ventre mou de Premier League possèdent un budget supérieur voire aussi conséquent que Bordeaux ou le PSG. Une inégalité pointée du doigt par les supporters et autres clubs européens.

 


Selon The Times, le championnat anglais va entreprendre des règles plus strictes quant au budget transfert de leurs clubs. Une procédure pourra être engagée «quand les contrôleurs aux comptes auront des doutes sur la viabilité d'un club», développe au journal londonien, le directeur général de la Premier League, Richard Scudamore. «A partir de maintenant, les 20 clubs devront répondre aux mêmes critères financiers», ajoute-il.

 

Mise en place d'une DNGC européenne


Cette annonce précède la décision du Comité Exécutif de l’UEFA d’adopter un futur principe de "fair-play financier", sorte de DNCG européenne. Dans les détails, les clubs européens devront tenir et posséder des finances équilibrées, à savoir ne pas dépenser plus d'argent qu'ils n'en génèrent, pour participer aux grande événements continentaux comme la Ligue des Champions et la Ligue Europa.  Michel Platini, président de l’UEFA, est ravi de cette annonce : « Le fair-play financier est crucial afin de promouvoir la viabilité à long terme du football européen et se trouve en totale cohérence avec les valeurs du sport que nous portons en Europe. De nombreux clubs partout en Europe m'ont demandé d'agir pour protéger notre sport. A présent, nous devrons travailler dur dans les mois à venir pour mettre en place tous les détails importants ».


Et l’argent mis à disposition des clubs anglais devra être investi pour 25 joueurs au maximum dont 8 formés en Angleterre sans distinction de nationalité (c'est-à-dire un joueur licencié à la FA pendant au moins 3 saisons ou 36 mois avant son 21ème anniversaire). Disposant souvent d’effectifs pléthoriques, de deux équipes du même club souvent supérieurs à n’importe quel club néerlandais, les clubs anglais se voient donc limités dans leur manière de recruter. « Nous pensons que cette loi va donner aux clubs une incitation supplémentaire pour investir dans la jeunesse. Nous pensons que l'un des avantages sera qu'il aidera l'équipe d'Angleterre » explique Richard Scudamore sur la BBC.

 

 

 

Gaël Kakuta, symbôle d'une méthode dépassée


Une équipe nationale anglaise qui est aux abois depuis maintenant plusieurs décennies. En cause notamment, la volonté de certains managers anglais, Arsène Wenger en est le parrain, de recruter des mineurs français et de délaisser les joueurs nationaux. Dénoncées depuis des années par les formations françaises, belges ou suisses, les méthodes de recrutement des clubs anglais viennent d’êtres remises en questions. Suite au transfert du jeune français Gaël Kakuta, débarqué de Lens vers Chelsea à l’âge de 16 ans, le club londonien d’Abramovitch vient d’être interdit de recrutements deux mercatos consécutifs. La sanction est sévère mais elle mérite d'être saluée à l'ère du football buisness. Les réalités humaines et extra-sportives viennent d'êtres prises en compte et gageons que cette décision sera suivi d'autres annonces similaires. Michel Platini discute actuellement avec José Manuel Barroso, président de la Comission Européenne, pour statuer et interdire tout transfert de football mineur.


Les clubs anglais pourront-ils se relever de telles décisions ?

 

Par Poujal
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Vendredi 11 septembre 2009

Livrée dans une belle sacoche Puma, la paire de crampons Puma King Xl Ifg, en vente sur rueducommerce.com pour 49€90, est une excellente affaire. Célèbres dans les années 1970, portées par Pelé ou Cantona, les Puma King viennent d’être rééditées et adaptées pour le football moderne. Agréables à la vue et au toucher, les crampons moulés King s’adaptent aussi bien aux terrains en herbe qu’aux pelouses synthétiques.


A première vue, le football des années 1970 n’a plus rien à voir avec le jeu des années 2000. A l’époque où Adidas régnait sur le monde des crampons, la célèbre marque au Puma réussissait à chausser les plus grands noms du football. Pelé, Cantona et consorts ont porté avec brio cette célèbre paire de crampons. Les chaussures Puma King Xl Ifg ont survolé la période des poteaux carrés et des shorts raccourcis.

 


Une trentaine d’années plus tard, Puma a décidé de re-commercialiser ce modèle en y apportant des touches plus que modernes. Une tige en cuir pleine fleur et un renfort au talon en silicone sont les principales nouveautés véhiculées par ces chaussures. Ces retouches amènent notamment de la solidité et permettent d’amortir un peu mieux la pression des crampons. La tenue du pied s’en trouve améliorée tout comme la qualité de frappe de balle.

 

Repensés au niveau esthétique


Les Pumas King Xl Ifg, dont le tout premier modèle fut sorti en 1968, ont été aussi repensés au niveau esthétique. Les chiffres romains sur la semelle, MCMLXVIII, sont là pour rappeler l’origine de la chaussure. Les couleurs, agréables à la vue, contrastent avec les teintes d’un terrain de football.  L’or posé sur le logo et le nom du crampon est un parfait complément à la couleur blanche du soulier.

 


Les Puma King Xl Ifg sont des chaussures utiles, agréables et efficaces. Un produit d’une bonne qualité malgré la taille conséquente des crampons coniques. Ces chaussures de football restent an haut du classement "Rapport qualité/prix".
Par Poujal
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Vendredi 4 septembre 2009

Entre décisions litigieuses, conflits internes, manque de reconnaissance internationale, l’arbitrage du foot français vit des temps difficiles. La majorité des arbitres professionnels intégrées à la Direction nationale de l'arbitrage (DNA) dirigée par Marc Batta, s’opposent à la nomination de Claude Colombo en tant que représentant de la Ligue (LFP). En représailles, 9 des arbitres centraux des matches de Ligue 1 ont refusé de signer les feuilles de matchs des 3e et 4e journées, seul Bruno Coué l'a fait. Une décision qui fait tâche tant les performances des hommes en noirs sont discutables.


Absents lors de l’Euro 2008, les arbitres français sont dans le rouge depuis la saison 2007-2008. C’est précisément en septembre 2008 que le quotidien Nice-Matin dévoile l’existence d’un rapport secret sur les erreurs d’arbitrages commises lors de la saison 2007-2008. Ce dossier, demandé par Frédéric Thiriez, président de la ligue de foot, a été rédigé par M.Colombo. Pour une grosse somme et une promotion annoncée, l’ex-arbitre a inspecté sur les bévues des arbitres français. Il a trouvé 158 erreurs commises en une saison. Se sentant trahi par un des leurs, les arbitres français et la DNA ont fait de M.Colombo leur bouc émissaire idéal. Ils sont depuis, en conflit ouvert avec la LFP.


Equité, mauvaise qualité et solidarité


Pour Hervé Picirillo, interrogé par RMC et publié par le site des dessous du sport, le désaccord serait plus profond : « On n’est pas sur un débat d’hommes mais sur un débat d’idées, à savoir la préservation de ce principe d’indépendance qui est un gage de garantie d’exercice de la mission de l’arbitrage. A travers le passage en force de la Ligue professionnelle, ce que nous craignons à travers l’ingérence, c’est que si demain la Ligue Professionnelle met la main sur la gestion quotidienne de l’arbitrage français, c’est l’équité même des compétitions qui est en jeu. Maintenant, c’est à la Ligue professionnelle d’apporter toutes les garanties et de rétablir la confiance avec les arbitres de l’élite ».


La ligue professionnelle a certes manœuvré d’une façon personnelle et peu académique. Mais ce sont les résultats catastrophiques et la prolifération des erreurs d’arbitrage qui ont poussé M.Thiriez à prendre les devants. Le résultat n’a pas produit l’effet escompté. La saison 2008-2009 a été aussi pénible pour les arbitres (affaire Chapron, friction entraineurs-arbitres…) que la précédente. Un seul arbitre, Stéphane Lannoy, a été présélectionné pour participer à la coupe du monde 2010. Jouant sa place cette année, il n’a pas encore dirigé de gros matchs, comme le pouvait être le Marseille-Bordeaux de la 4ème journée.  Le sifflet étant revenu au jeune M.Gauthier, un inconnu du haut niveau. On peut avoir de sérieux doutes devant une telle décision.


Boycott d’une réunion de conciliation


Le malaise est profond, comme le souligne M.Thiriez : « Si les arbitres veulent être respectés sur le terrain, qu'ils respectent eux-mêmes les règles, leurs obligations professionnelles et leurs institutions, qui ont pris la décision qu'ils semblent contester »Une réunion de conciliation prévue par le CSA, Conseil supérieur de l’arbitrage, pour jeudi dernier, a été boycottée par les arbitres de Ligue 1 car « Le président du CSA (Jean-Louis Piette) a refusé de prendre en considération (leurs) conditions d'entrée en dialogue. La résolution de cette crise passe par l'implication personnelle des décideurs politiques. Aussi, la tenue de cette réunion ne pouvait y contribuer ». La sortie de crise n’est pas pour demain. Et l’enchainement de bons matchs arbitrés non plus.
Par Poujal
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