Medias

Dimanche 1 novembre 2009

Composée d’une dizaine de journalistes, la rubrique Sport de France2.fr tourne à plein régime. De 09h à 24h, 7 jours sur 7, la rédaction Internet reprend tous les sujets chauds. Et traite également des grands évènements de la semaine. Souhaitant s’investir à long terme sur Internet, le service sport de France2.fr annonce le lancement d’une nouvelle version du site http://sport.france2.fr/.

 


Le sport à France 2, ce n’est pas que Stade 2, Roland Garros ou la coupe de France de football. C’est aussi les sports US, les résultats du championnat de Pro A et des brèves d’infos réactualisées. Un contenu régulièrement mis à jour sur le site de France 2. Là ou les dossiers de fonds se mêlent à des dépêches d’agences retravaillées par l’équipe des sports de France2.fr. « Nos principales sources sont les agences de presse. Mais nous retravaillons ces dépêches pour apporter un complément d’information. Nous faisons notre vrai métier de journaliste » insiste Gilles Gaillard, chef de la rubrique Sport de France2.fr.


L’équipe est composée de 6 journalistes titulaires, 4 à 5 journalistes pigistes, 1 contrat en apprentissage et de quelques stagiaires recrutés pour les grands évènements. Venus de divers horizons, ces journalistes sont engagés pour leurs aptitudes dans le sport. « Ils doivent avant tout être passionnés de sport et avoir une bonne compétence d’écriture. Rigueur et Sérieux sont les maîtres mots de notre rédaction » explique Gilles Gaillard.


Des problèmes de droits pour les images


Outre les papiers écrits pour la rubrique sport de France2.fr, l’équipe des sports travaille également sur les sites évènementiels. Créés à l’occasion du Paris Dakar, Roland Garros ou des Jeux Olympiques, ils mobilisent l’ensemble de la rédaction. « Dans l’esprit des gens, nous sommes associés à l’événementiel. Nos plus fortes audiences se font sur ces sites ponctuels » développe Gilles Gaillard. La vidéo est alors mise en valeur, France Télévisions étant le diffuseur français de ces grandes compétitions. Plus de problème de droits d’images comme il peut y en avoir sur le site principal de France 2, exposé aux risques de diffuser des images achetées pour la TV mais pas pour Internet.


France Télévisions souhaite développer son support Internet. Miser sur les grands évènements et enrichir le contenu du site principal : tels sont les défis que se lance le service de sports Internet. Pour cela, rien de mieux qu’une nouvelle version pour répondre aux attentes des internautes, de plus en plus demandeurs en contenu Multimédia. « Une nouvelle version est dans les tuyaux » nous confirme la rédaction.
Par Poujal
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Vendredi 10 avril 2009
Le statut du journaliste est en train d'évoluer. Le journaliste traditionnel papier disparait à petit feu alors que le jeune web-journaliste commence sa vie professionnelle plus facilement. Une solution à ce changement serait de fusionner les deux rédactions. Les Echos devraient ouvrir la voie dès juin en associant les rédactions du journal papier et du site Web.


Etre journaliste sur le web requiert-il les mêmes compétences qu'un journaliste papier ? Cette question tombe à pic dans un contexte de rejet de loi Hadopi et de mouvements internes des rédactions journalistiques. Voyant s'éloigner les recettes publicitaires en même temps que leurs lectorats, les rédactions papiers se décident enfin à évoluer. Pouvoir travailler à la fois sur la papier et sur le web semble être la meilleure solution à la crise actuelle des journaux. "A partir d'un seul poste, chaque journaliste pourra, grâce à un logiciel, travailler pour le papier, le Web et la téléphonie mobile, explique Nicolas Beytout, PDG des Echos. Nous partons du constat que les lecteurs exigent de trouver une information de la même qualité sur tous les supports de la marque, et les mêmes signatures."

Fossé culturel entre le web et le papier

Cependant, l'information est tout de même traitée différemment sur le web que sur le papier. Rapidité, interactivité et productivité sont les maîtres mots du web-journaliste. On lui demande moins de signes, moins de témoignages mais plus de rapidité dans son article. Ce qu'ont du mal à accepter quelques journalistes papiers préférant l'enquête et les témoignages. Dans certaines rédactions historiques, la rivalité entre le web et le papier se fait ressentir. Les jeunes journalistes web sont mal vus par les piliers du papier qui eux, sont parfois caricaturés et critiqués à tort par les jeunes loups du multimédia.

Mais la tendance générale est au rapprochement du web et du papier. Sans cette fusion, des groupes de presse disparaitront à l'image de nombreux journaux américains. Le multimédia offre de nombreuses possibilités encore inexploitées. Pouvoir produire de la vidéo, du son ou de l'infographie est un avantage pour un journaliste. Le rich média est l'avenir du journalisme, autant l'exploiter. Un site comme ligne4 offre par exemple des reportages poignants sur le support web.

Les outils du web comme valeur ajoutée

Le fossé entre les rédactions web et papier doit se refermer. Il faut donner envie au journaliste papier de travailler sur le web. Lui montrer, lui expliquer les outils d'agrégateurs de flux rss ou de réseaux sociaux. Le web peut contribuer à renforcer la visibilité de quelques grandes signatures, qui écrivent pour le papier et qui sont incitées à animer en ligne un blog ou une newsletter. Il faut amener ces grands journalistes à utiliser le web tout en continuant à écrire pour le papier. Les mentalités sont difficiles à changer mais l'avenir de l'information passe par là.


Par Poujal
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Mardi 3 mars 2009
16 milliards de déficit. C'est le manque à gagner que possédait le Rocky Mountain News, journal du Colorado aux Etats-Unis. Plus ancien titre de l'Etat du Colorado, le journal s'est résigné à fermer ses portes fin février. "C'est avec une grande tristesse que nous vous disons au revoir aujourd'hui", conclut l'édito du dernier numéro du 27 février 2009. Son propriétaire, E. W. Scripps s'est justifié par une impossibilité à trouver un repreneur. En France, des journaux comme L'humanité, La Tribune sont au bord de la faillite. Pourront-ils séduire de nouveaux investisseurs ?



La question peut se poser. Certains quotidiens, comme France Soir, ont réussi à trouver les bonnes personnes. En conséquence des étrangers. Le quotidien du soir s'est fait racheter par un entrepreneur russe pour éponger sa dette abyssale. Cela n'empêchera pas au nouveau patron de subir la conséquence internet, une crise économique majeure et des licenciements qui s'avèrent malheureusement inévitables.

Les hebdomadaires aussi touchés

Mais est ce que nos investisseurs et autres hommes d'affaires voudront racheter des titres en perdition ? On sait que le Figaro subit de grosses pertes de lectorats Les hebdomadaires n'ont pas réussi à pérenniser leurs bonnes ventes de 2007 dues en grande partie à l'élection présidentielle française de cette même année. Le nouvel Observateur prépare officieusement un plan de redressement qui touchera même "les responsables d'en haut".



Une solution possible consiste à l'acquisition d'un titre par des petits actionnaires. Les lecteurs, petits groupes industriels et intervenants dans la fabrication du papier. Mais ce modèle économique connait des limites qui freinent le développement d'un titre. L'Humanité a commencé par ce modèle pour finir par être investit majoritairement par des uniques personnes. Entre l'empire Murdoch ou Bolloré, le rachat d'un journal français par un Russe et la fermeture de rédactions historiques, quelle pourrait-être la bonne solution ? Saleté de crise !


Par Poujal
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Mardi 17 février 2009
Jean-Marie Colombani reprend du service...sur Internet. L'ancien patron du Monde vient de lancer son site Internet, Slate.fr, petit frère du site américain bien connu Slate.com. N'ayant pas trouvé de chaussures à son pied sur la traditionnelle presse écrite, Jean-Marie Colombani a tenté l'aventure du pure player. Sa particularité réside dans le fait de ressembler à un magazine plus qu'à un quotidien, là est la nouveauté.


Embauchant des plumes de prestige comme Jacques Attali, François Hollande et consorts, Slate.fr se démarque des autres pure players. Avec une interface pas encore finalisée, ce nouveau site peut être comparé aux précurseurs de la sorte comme Rue89, Bakchich ou Mediapart. Quand l'un publie infos gratuites à la pelle, l'autre prône une stratégie d'abonnement payant pour garder son gage de qualité. Slate emprunte lui une nouvelle voie, celle du "format magazine".

Révolution dans le monde de l'information

Les pure players possèdent de nombreux avantages. Gratuits pour la plupart, réactifs à l'actualité et publiant de nombreuses sources internet, ils sonnent comme une révolution dans le monde de l'information. Les derniers Etats Généraux de la Presse n'en ont pas beaucoup parlé mais ce modèle économique est en train de connaître un franc succès. Au moment même où licenciements, réductions d'effectifs et baisse de qualité rythment la vie de nos chers journaux papiers.

Peut-on aujourd'hui lancer un nouveau journal papier ? La question mérite d'être débattue. Les derniers canards à s'être créés, Le 10 Sport, Vendredi, Aujourd'hui sport, connaissent des difficultés d'audiences et donc des soucis financiers. Les journaux n'arrivent plus à être rentabilisés. Les rédactions historiques (LeMonde, Le Nouvel Obs...) connaissent des plans sociaux. Il faut du cran, du courage et une bonne dose de folie pour lancer un nouveau journal.

Un succès pour de nombreux français

Au contraire, les pure players ont trouvé un modèle économique relativement stable. Financés à 100% par les publicités pour les uns, demandant des contributions de leurs lecteurs pour les autres, ces sites Internet d'Information se veulent novateurs par rapport à ceux qui se rattachent au support papier (libération.fr , 20minutes.fr....). On peut discuter de la qualité de leurs informations, pas toujours fiables, mais on peut affirmer que ces pure players séduisent de plus en plus les français, chiffres à l'appui.
Par Poujal
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Lundi 19 janvier 2009

2008 a vu l'incroyable chute de la presse française. Entre licenciements, baisse de lectorat et appauvrissement de contenu, la presse écrite a vécu une année noire. Est ce que 2009 permettra à ce support écrit de retrouver une seconde jeunesse? Pour regagner son statut d'incontournable, le papier doit s'adapter au numérique. Mais les premières mesures prises en janvier ne semblent pas tourner dans ce sens.



La presse écrite est moins lue et elle est plus chère! C'est le premier constat de ce mois de janvier. Après l'annonce de la hausse du prix de vente du quotidien Le Figaro, qui passe de 1,20 à 1,30 euros pour "cause de crise mondiale", le canard économique Les Echos a décidé à son tour de changer son prix. Le leader de la presse économique française est passé de 1,30 à 1,40 euros le 2 janvier dernier, sans en informer ses lecteurs dans ses colonnes. « Pour nous, c'est un non événement. Ce n'est pas un sujet majeur. Aujourd'hui, il y a une augmentation naturelle de tout un tas de coûts : le papier, les coûts de distribution, les transports, les tarifs postaux... » déclare Nicolas Desbois, directeur général Presse économique et financière du Groupe Les Echos.

Abandon du papier pour le web

Augmenter ses tarifs pour faire face à la crise économique, pour contrer l'exode des publicitaires et pour résister aux coûts exorbitants de la fabrication du papier. Cette décision n'est pas une solution. De nombreux lecteurs abandonnent le papier pour privilégier la lecture du web. Simple, rapide, efficace : le web peut devenir un parfait complément au papier. Mais malheureusement, la presse française a du mal à passer au web, comme le prouve les Etats Généraux de la Presse ou aucune solution majeure n'a été trouvé pour contrer la baisse de lectorat.

Autre solution : vendre les actions du journal aux étrangers. En témoigne le rachat de France Soir par le groupe Sablon International, détenu par Alexandre 23 ans, le jeune fils de nationalité française de l'oligarque russe Sergueï Pougatchev. L'ancien propriétaire du journal, Jean-Pierre Burnois, ne possèderai plus que 15% des parts après la vente. Le quotidien du soir ne se vend plus qu'à environ 23000 exemplaires alors qu' à son apogée il tirait à plus d'un million d'exemplaires.

S'associer pour mieux régner

La presse va mal, tout le monde le sait. Il faut repenser le modèle économique et sortir de cette baisse de lectorat. Car la presse écrite est essentielle dans notre France. S'informer, s'instruire, se renseigner : le journal tient des enquêtes de fond que ne font pas les sites Internet d'informations, privilégiant l'instantanéité. On peut allier la presse au web : s'associer pour mieux régner. Il faudrait pour cela baisser les coûts de fabrication, augmenter les points de vente et lancer une véritable campagne de promulgation de la presse. Il en va de notre propre responsabilité pour redresser la barre de la presse écrite française.
Par Poujal
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