Actualités

Mercredi 8 avril 2009

Aujourd’hui, devenir journaliste en France ne veut pas forcément dire être diplômé d’une école de journalisme reconnue par l’Etat. Certes, le parcours est plus compliqué, les stages plus difficiles à trouver. Mais de plus en plus de formations parallèles naissent et essaient de soutenir la comparaison face aux écoles reconnues.




L’ESJ de Lille, le CFPJ de Paris, le DUT de Lannion. Ces formations font parties de ces douze fameuses écoles de journalisme reconnues par l’Etat. Obligatoire pour de nombreux étudiants, elles sont néanmoins difficiles d’accès. 30 places dans chaque école pour 700 candidatures en moyenne. Faites le calcul vous-même, les recalés sont nombreux. Sacrifiant parfois une année de césure pour préparer ces concours, les étudiants sont très souvent déçus à l’issu des ces examens d’entrée. Pourtant, certaines formations non reconnues par l’Etat sont aussi compétentes et dispensent des cours de qualité. Le master Journalisme de Science Po est un des exemples d’écoles alternatives. D’autres universités se placent sur certains secteurs particuliers pour attirer les étudiants.


Une licence pro journalisme internet à Metz


C’est le cas de l’université de Paul Verlaine à Metz qui lance, à la rentrée 2009, une licence professionnelle «Journalisme et médias numériques». L’objectif annoncé de cette nouvelle formation est de développer chez les futurs journalistes une véritable culture Internet. Sélectionnés sur dossier et ouvert à Bac + 2, les futurs étudiants apprendront à fournir du contenu rich media. Observant l’évolution du métier avec attention, le professeur Arnaud Mercier, directeur de cette licence pro, a pris le pari de l’Internet. Une idée intéressante dans un contexte où le citoyen français fait de moins en moins confiance au journaliste traditionnel.


Autre domaine à la mode : le sport. L’ESJ Paris lance pour la rentrée prochaine un Master I/II journalisme sportif. Ouvert aux bac + 4, aux sportifs professionnels et diplômés de l’INSEP, ce Master formera de futurs journalistes sportifs ou consultants sportifs pour médias. Sous la tutelle de Roger Zabel, cette formation privée est une autre voie pour les passionnés de sport.


Exception à la française


Cette liste n’est pas exhaustive. Le Master 2 de Journalisme Culturel de Paris 3 la Sorbonne est un autre exemple de cette spécialisation. Une spécification obligatoire pour ces formations. Car les subventions et les meilleurs professionnels sont envoyés dans les écoles reconnues. Chose unique dans les grands pays européens. Pour comparaison, plus de quinze universités espagnoles forment les futurs journalistes ibériques. En Angleterre, bien que la formation coute assez cher, les étudiants peuvent choisir leurs écoles de journalisme sans trop de difficultés.


La centralisation de la reconnaissance du diplôme de journaliste est une exception à la française. Alors oui les journalistes reçoivent une excellente formation, ils rejoignent les médias les plus prestigieux. Mais de nombreux diplômés formés dans ces écoles se retrouvent sans emploi. La précarisation existe aussi pour ces jeunes issus des formations prestigieuses.


Photo : flickr Pasc_lem

L'Article original ici

Par Poujal
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Dimanche 29 mars 2009
Cette semaine, deux évènement liés au Front National ont fait l'actualité médiatique. En milieu de semaine, Jean-Marie Le Pen a de nouveau qualifié de détail les chambres à gaz de la seconde guerre mondiale. Jouant la victime de le libre expression française, le président du FN a encore dérapé. Le lendemain, le quotidien l'Indépendant a révélé l'affaire de élu FN qui orna les affiches de sa campagne européenne du portrait de Jean Jaurès. «Jaurès aurait voté Front National» pouvait-on lire sur cette affiche. Les responsables politiques crient au scandale.

Le président du Front National, Jean-Marie Le Pen, s'est fait hué à l'intèrieur même du parlement européen. En qualifiant de nouveau de « détail » de l'Histoire, les chambres à gaz nazies  ce mercredi 25 mars, Le Pen et ses propos négationnistes ont choqué les élus européens. Préssenti pour présider en tant que doyen la prochaine session inaugurale du parlement, Le Pen a de nouveau dérapé. Ce vieil homme est obligé de faire parler de lui tant le Front National n'existe plus sur la scène française. A 81 ans, Le Pen n'en a pas fini avec sa pensée scandaleuse.



Seconde actualité : l'affiche de la campagne européenne d'un élu FN. Le portrait de Jaurès, orné d’une citation "A celui qui n’a plus rien, la Patrie est son seul bien !", a été imprimé sur les affiches de campagne de Louis Aliot, avec un bandeau affirmant "Jaurès aurait voté Front National". "Au moment où nombre de nos compatriotes commémorent cette année le cent cinquantenaire de la naissance de Jean Jaurès (1859-1914), voilà une manière de rappeler qu’aujourd’hui, la seule formation politique en France à défendre les valeurs de justice sociale et d’humanisme est le Front National", affirme Louis Aliot sur son site internet. Rappelons juste que Jaurès, fondateur d'une partie de la gauche, a été assassiné par un militiant FN.
























Le FN n'existe que médiatiquement. Ses forces s'affaiblissent et c'est tant mieux pour La France. Jean-Marie Le Pen ne souhaite toujours pas passer le témoin de la présidence du FN. Sa fille, Marine Le Pen, moins charismatique mais tout aussi dangereuse, est pourtant prête à briguer le mandat. Si le FN pouvait s'arrêter d'exister en même temps que son président, la politique française ne s'en porterait que mieux.
Par Poujal
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Lundi 16 mars 2009
Vous connaissez Twitter ? Ce service 2.0 est un outil de mircro-blogging et de partage d'informations. Réactif, rapide et plutôt simple d'utilisation, il séduit de plus en plus d'internautes. Journalistes, entrepreneurs et politiques commencent à investir sérieusement cet outil. Fort de son succès, Twitter développe des plug-in et outils qui sont censés bonifier le service de base.



Ajouter du 2.0 dans un service 2.0. C'est l'idée de Twitter qui vient de lancer son propre wiki. Dès qu'une nouvelle application de Twitter est mise à jour, les membres du wiki peuvent critiquer ou encenser le projet dans ce nouvel outil de collaboration. Cependant, très peu de nouvelles fraîches sont postées sur ce wiki. Il faut être un accroc du Twit pour trouver l'utilité du service qui ne reste accessible qu'en anglais. Vous pouvez néanmoins retrouver les comptes Twitter les plus populaires ou les plus récents.

La Toolbar Twitter

Comment être un outil collaboratif 2.0 et ne pas avoir sa toolbar ? En bon élève, Twitter possède sa propre barre d'outil que vous pourrez installer sur votre navigateur Firefox ou Explorer. Cette barre vous permettra d'aller plus vite à vos Twitts, d'envoyer l'information plus rapidement et d'éviter de vous connecter sur la page d'accueil du site. Elle accélère votre veille et votre partage d'informations. Essentielle si vous êtes l'une des personnes les plus influentes de Twitter, utile si vous souhaitez juste développer l'outil.

Dans la logique de collaboration 2.0, un site connexe de Twitter permet de comparer deux comptes Twitter. Si vous hésiter entre deux twitts à ajouter, vous pouvez toujours utiliser TweepDiff. Ce support vous montera quels amis vous pouvez avoir en commun et les comptes suivis par ces deux personnes. Vous avez dit voyeurisme ? Et oui, vos informations Twitter ne sont ni personnelles ni exclusives, le web actuel est si cruel.


Un plug-in Wordpress qui peut s'avérer pertinent

Tweetly, un logiciel issu de Twitter, est un plug-in Wordpress, une sorte de fiche Bristol numérique, qui met à jour la réactivité effectuée autour de votre lien publié. Une fois votre Twitt envoyé, vous pouvez suivre, grâce à cet outil, les personnes qui cliquent sur votre lien et leurs comportements face à cette nouvelle information. Vous pouvez donc suivre les clics à l'intérieur de votre compte Twitter. Cet outil permet de vous montrer si vos twits sont pertinents, suivis ou complètement ignorés. Il vous aidera donc dans votre utilisation de Twitter.

Une kyrielle de sites annexes et d'outils vous sont proposés sur le blog Twittosphère qui m'a servi de source pour ce post. De nombreuses applications où la majorité ne ressemble qu'à des gadgets. Il y en a même trop pour Twitter qui est performant mais limité dans son développement. Il vous faut choisir vos propres outils en fonction de votre utilisation. Armez-vous de patience et vous serez le roi du Twitt.

Par Poujal
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Lundi 9 mars 2009
Un verre ça va, deux verres bonjours les dégâts. C'est ce qu'a du penser Roselyne Bachelot en rédigeant son projet de loi relatif à l'hôpital. La ministre de la santé et des sports a notamment voulu limiter l'alcoolisation chez les jeunes. L’article 24 du texte de loi "Hôpital, patients, territoire, santé" prévoit l'interdiction totale de la vente d'alcool pour mineurs en plus d'un amendement voté par les députés qui déclare l'arrêt total des open-bar. Ce sont les supermarchés et les épiceries qui vont être contents.

Le temps des grandes beuveries étudiantes bon marché est bel et bien terminé. 20 euros pour consommer bière, whisky et autre alcool en illimité, c'était trop beau et surtout trop dangereux pour certaines personnes. Face à la recrudescence de la consommation d'alcool chez les jeunes, "une augmentation de 50% entre 2004 et 2007 des hospitalisations pour ivresse chez les 15-24 ans" selon le ministère, Roselyne Bachelot a préféré sévir. Plus d'alcool gratuit lors de soirées. Envolé l'ivresse rapide (ou "binge drinking") et place au coca à 8 euros.

Un mal pour un bien ?

"C'est juste dommage pour "l'open bar", mais des bars il y en aura toujours" lance un internaute sur un forum dédié au sujet. Pour éviter que les jeunes ne se ruent vers les supermarchés, épiceries et autres happy-hour (un verre acheté = un verre offert), la ministre a aussi préconisé l'interdiction de la vente d'alcool pour mineur. Mais les responsables et caissiers vont-ils vraiment demander leurs cartes d'identités aux pauvres jeunes sans revenus? On a vu ce qu'il s'est passé pour les cigarettes ; l'interdiction et l'augmentation des prix ont favorisé la contrebande. Ce sont nos voisins européens qui aujourd'hui se frottent les mains.

Alors bien sur qu'il y a des abus. Les comas éthyliques sont en sensible augmentation ces derniers temps. Des jeunes adolescentes consommant une bouteille de vodka en 30 minutes. Un groupe de lycéens s'enfilant un pack de bière en aussi peu de temps. La limite n'est souvent pas connue pour un adolescent face à l'alcool. Mais l'interdiction totale ne génère-il pas une volonté de rébellion. Un simple exemple. La France est un des pays européen le plus répressifs en matière de de cannabis. Il est aussi un des Etats qui en consomme le plus.

Alors pour ou contre la loi Bachelot ?
Par Poujal
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Mardi 24 février 2009
Jusqu'au 12 avril prochain, se tient à la bibliothèque historique de Paris, une exposition regroupant des caricatures de presse venues de journaux du monde entier. Les œuvres de vingt-huit dessinateurs sont mis en scène à l'initiative de Plantu, caricaturiste au Monde et à l'Express. Le tout est le résultat du projet Cartooning for Peace lancé en 2006 à l'issue de l'affaire des caricatures de Mahomet.


L'exposition Cartooning for Peace, dirigée par Plantu, à la bibliothèque historique de Paris est un succès. Elle est une agréable visite des dessins connus ou méconnus du grand public. Tout en déambulant dans les couloirs de la bibliothèque, nous nous repassons les principaux faits d'actualités de ces cinq dernières années. Le débat sur la publication des caricatures de Mahomet, le dessin des puissants de ce monde, la dictature de grands dirigeants africains. En un dessin, les caricaturistes révèlent des faits que l'on ne souhaite pas étaler par des mots. Un coup de crayon vaut parfois mieux qu'un long discours.

Peut-on caricaturer toutes les religions ?

Soutenue par Koffi Annan, ex-secrétaire général de l'ONU, et appuyée par Bertrand
Delanoë, maire de Paris, cette exposition reflète parfaitement un débat qui reste toujours d'actualité. Peut-on tout dessiner et surtout peut-on caricaturer toutes les religions? Les défenseurs de la liberté d'expression vous diront oui, à juste titre. Certains vous diront non pour des raisons purement idéologiques.

La bibliothèque historique de Paris regorge de dessins satiriques. Quel régal de pouvoir décrypter les messages des dessinateurs. Car derrière chaque dessin se cache une thèse, une vérité. Et le crayon reste parfois la meilleure solution pour admirer les excès de la vie politique et économique.


Infos pratiques :
Exposition Cartooning for peace
Jusqu'au 12 avril à la biliothèque historique de la ville de paris
24, rue Malher, Metro Saint-Paul
Tous les jours sauf le lundi, de 11h à 19h
Par Poujal
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